Affichage des articles dont le libellé est séparation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est séparation. Afficher tous les articles

lundi, juin 18, 2007

la tragedie du nomade et de la terre !



Le nomade :

Terre, Parles moi de la distance

Terre, parle-moi de ta souffrance…

La terre :

Ma plus grande souffrance est de te voir enlacé à moi et te sentir loin : c’est cela le comble de la souffrance ! Te sentir contre moi et savoir que tu y vas, que ce n’est qu’un instant éphémère !

Peut t on vivre l instant ?

Tu es la .. mais tu ne le seras pas !

Le nomade :

Je ne pars pas ! Un nomade sans terre est perdu ...

Nomade comme je suis, je pars pour mieux revenir !

Alors que toi, terre, tu aimes ! Tu pleures les départs ! Tu es aride sans ton soldat …

Le soldat aime la terre, il lui donnera son sang ! Mais en attendant il y va … il s’en va … il marche... loin !

Par amour il y va

Et la terre avec amour le regarde mais ne sait pas le retenir

La terre aime mais ne peut retenir !

C’est toute la tragédie de la vie !

La terre :

Et moi j’attends dans le noir, savourant mon mal : le mal de toi, le mal du mâle qui est parti ! Et toute la patience qui se décante, goutte à goutte, qui monte comme l'envie : de mes mains, de mes lèvres ! J’attends encore et je ne peux qu'attendre ! Et s’il revient cette nuit ? J’attends et j’attends mais je n’entends pas ses pas ! Reviens-moi soldat, reviens-moi entier, reviens-moi soldat et sur mon corps, prie ! Je respire le vide… de toi… de ton absence...et toute ma patience…Et toute mon envie !

Le nomade :

et moi...je marche… ! ne dit- on pas que la terre est ronde ? je marche et marche mais ne me retourne pas ! De peur de pleurer, de peur de faiblir, de fléchir et revenir en criant : « maman ! », sifflant l'amour… je marche. Non je ne me retournerais pas ! Je marche et je murmure a l’horizon : « la terre est bien ronde, comme le sein de mon amour elle est ronde … et je m y retrouverais, un jour de bonne augure, perdu entre ses seins, perdu entre les siens, perdu entre les miens ! Je suis là, la terre est bien ronde et je continue à fondre...aux rythmes de mes pas ! »