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jeudi, février 22, 2007

Appel à candidatures : poste de président de Normalland


Après le referendum qui a eu lieu récemment à Normaland, la république Normallandaise a décidé d’organiser des élections présidentielles et ceux en trois tours !

Ceux qui sont intéressé de se présenter aux élections doivent :

1- présenter leur candidature dans un commentaire
2- présenter leur programme présidentiel qui sera publié sur ce site et ceux sur l’adresse email : normalland@yahoo.fr

mardi, février 13, 2007

le premier discours du Gouverneur apres le coup d'état !

Après une attente de plusieurs jours, voila qu’il se manifeste. Le gouverneur de Normalland est saint et sauf. Et non seulement il est en bonne santé, contrairement a toutes les rumeurs qui ont parlé de sa mort ou de sa maladie, mais aussi il s’adresse au monde entier à travers un discours d’amour, choisissant comme date pour se manifester le Saint-Valentin pour illustrer sa bonne foie et son désir d’aller vers l’avant.

Puisque, en s’échappant, il s’est séparé de tous ses collaborateurs qui lui écrivent d’habitude ses discours, le gouverneur de Normalland a pris le soin d’écrire lui-même son discours et en langue française pour que ses paroles sages puissent être écoutés par le monde entier.

Il utilise dans son discours un vieux français qui est loin d’être facile à comprendre, c’est pour cela que notre rédaction a pris le soin de traduire à ceux qui n’ont pas le niveau de sa majesté le gouverneur de Normalland. Ecoutons ce discours mémorable :

Chers compartiments !

(chers compatriotes )

Mes deux moiselles mes cieux... salut !

( mes dames ,mes demoiselles messieurs , bonsoir)

Le Bonheur des ambassadeurs

(سعادة السفراء)

Le bonheur des raaiis

(سعادة الرئساء)

Que dirais je et que dirais je pas ?

( اش باش نقول و اش باش نخبّي)

Chafara , ya3tih ouba, il a ajouté dedans

(الشنفرة -....-كثرلها)

Je lui ai donné mon coté, il a tiré sur moi

(عطيتو الجنب, جبد بيّا)

Mais dieu pardonne à Soulef !

( لكن عفى الله عمّا سلف)

Jamais, Je ne tiens le but de personne

( عمري ما نشد البونطو بحتى حد)

Et puis santé sur lui ! il est monté renard sur moi !

(و زيد صحة ليه ...طلع ذيب عليا)

Mainetant,toutes façons, celui qui est derrière est mort !

(توة, على كل حال, الي فات مات)

Il faut être une seule viande !

(يلزم نكونو لحمة وحدة)

Il faut mettre la main sur l’autre !

(يلزم نحطو اليد في اليد)

Et le balaie du pays est sur tout !

(و مصلحة البلاد فوق كل شي)

C’est pour ça, je demande l’amour entre lui et moi

(و لذا نطالب بالمصالحة بيني و بينو)

L’amour entre tous le monde

(المصالحة بين الناس الكل)

S’il vous plait, on sort dans la rue et on baise tout le monde

( بالله نخرجو الكل في الشارع نبوسو بعضنا)

Chacun doit baiser ses frères, chacun doit baiser ses sœurs

( كل واحد يلزمو يبوس اخوانو و كل واحد يلزمو يبوس اخواته)

Et tous on doit baiser nos grands-parents qui nous ont appris à faire l’amour

(و كلنا يلزم نبوسو جدودنا الي علمونا نحبو)

Tout le monde doit baiser tout le monde et pas seulement a Normalland

(الناس الكل يلزم تبوس بعضها و مش كان في نرمالاند)

Les iraniens doivent baiser les américains et les américains doivent baiser les iraniens

( الايرانيين يلزم يبوسو الامريكان و الامريكان يلزم يبوسو الايرانيين)

Bush doit baiser Ben laden et Ben laden doit baiser bush

( بوش يلزمو يبوس بن لادن و بن لادن يلزم يبوس بوش)

Si tout le monde baise tout le monde il n y a pas de guère

(كان الناس الكل تبوس بعضها توفى الحروب)

Et moi le premier, je vais baiser Chanfara !

(و انا الاول, باش نبوس الشنفرة)

Et j’espère que toujours est le aiid de l’amour .

(و انشاله كل يوم يولي عيد للحب)

Et chaque année bonne année

(و كل عام و انتوما حيين بخير)

Et bonjour !

(و السلام)

jeudi, février 08, 2007

Le Paradis de l'enfance



Il regardait dans la poussière qui couvrait la salle; impressionné par ces petites particules toutes blanches qui volait librement. « Qu’est ce que j’aurais aimé voler ! » Il se disait avec son regard plein de contes de fées et de valeurs qu’on lui a inculqué dans cette école.

Il était fier de ce qu’il apprenait : que des valeurs nobles et tellement fraîches dans sa tête qu’il les savourait avec un plaisir démesuré comme il savourait cette belle odeur de colle qui accompagnait si merveilleusement ses particules dansant au rythme des mélodies qui se faufilaient de la classe d’à coté et qui chantaient le printemps et l’amour pour les parents !

« Maman ! » Il se disait, « qu’est ce que j’aime maman » . Il était heureux juste au souvenir de sa mère qu’il adorait à un tel degré qu’il ne pouvait pas le lui montrer. Ni les fleurs qu’il lui cueillait du jardin ni les dessins qu’il passait des heures à faire pour elle ne suffisaient pour montrer tout ce qu’il éprouvait pour elle.

« ejjenatou tahta akdami il oumahati ! » C’est ce que son instituer leur disait … Ca voulais dire que le paradis se trouve sous les pieds des mères. Depuis ce jour là il prenait soin de marcher sur les pas de sa mère tout en observant tantôt ses sublimes pieds tantôt ses marches dans le sol en se disant « alors est ce cela le paradis ? »

C’est vrai qu’il trouvait ses marques dans le sol vraiment magiques. Et puis, en sentant la belle odeur de sa mère qu’il pouvait distinguer de toute autre odeur associée à sa grâce quand elle marchait, il comprenait parfaitement toute la vérité de la citation que son maître leur répétait : c’est bel et bien le paradis !

« Papa ! » Il l’aimait aussi, mais avec lui c’est toute une autre relation. C ‘était évident qu’il était plus attaché à sa mère qu’a son père mais c’était aussi évident de ne pas le dire quand des adultes lui posait la question piége « qui préfères-tu ? Ta mère ou ton père ? » . Il se contentait avec un sourire timide de dire « je les aime tous les deux ! » Car à l’école on leur a appris le respect et l’amour des parents et on n’a jamais distingué ! Alors pourquoi le ferait t-il lui ?

En fait s’il était si formel dans son verdict c’est qu’il a jugé le sens inverse de la relation car sa mère le chouchoutait et le prenait des fois dans ses bras, chose que son père ne faisait jamais !

C’est ainsi qu’il commença à prendre des conclusions sur le fait d’être un homme : il faillait ne pas montrer ses sentiments, être un peu dur et même crier de temps en temps !

Du coup, il ne pouvait plus s’aventurer devant les autres à se coller à sa mère ou mettre sa tête sur ses jambes la laissant le soin de lui caresser ses cheveux, il attendait avec impatience les moments de solitudes familiales ; loin des cousins et oncles qui pouvaient le taquiner sur cet acte tout en le désignant du doigt et en disant « ya dalloul ! » Qui signifie : « tu es un enfant trop gâté ! » Ce qui était une grave accusation dans son entourage.

C’est pourquoi il fallait qu’il cherche d’autres moyens pour compenser ses moments d’intimité qui lui ont été volé à son jeune âge.

Toutes ses roses qu’il cueillait avec grand soin et tous ses dessins qu’il faisait, valait rarement un câlin de sa maman. Elle se contenait de lui lancer un sourire reconnaissant qui a ses yeux était une belle récompense mais pas aussi belle que quand elle le prenait dans ses bras son nez contre le parfum de sa nuque charnelle, son cœur battant contre le sien … dans ses moments là, il se demandait si son maître vénéré n’était pas trompé sur la notion de paradis !

Se penchant sur la question « comment avoir des câlins ? » Il remarqua qu’à chaque bonne note qu’il ramenait à la maison c’était non seulement le sourire mais aussi ce moment paradisiaque qu’il guettait.

Depuis, il n’apprend plus parce qu’il aime apprendre des valeurs et des notions aussi nouvelles qu’intéressantes pour son esprit encore quasi-vierge mais plutôt pour ramener la note magique qui lui donnera tout l’amour qu’il recherche !

Un rire étouffé d’un de ses camarades l’arracha de ses rêves, il regarda l’instituteur qui était assis sur son bureau en train d’écrire avec son fameux stylo rouge.

Il ne comprenait toujours pas pourquoi tous les instituteurs choisissait cette couleur et pas une autre. Quelques copains disaient que c’était parce que les stylos des instituteurs étaient spéciaux car ils étaient conçus avec le sang des mauvais élèves qui ont été frappé sur les mains avec de si douloureuses branches d’olives que leurs mains étaient pleines de sang. Ce même sang a été, par la suite, récupéré pour la fabrication de ces stylos !

Evidement, il ne croyait pas a cette explication car selon lui les instituteurs étaient à quelques exceptions prés- des gens très gentils et qu’il aimait énormément et respectait infiniment.

Tout à fait à gauche, il observait Mehdi qui parlait à son voisin et dissimulait un rire étouffé ce qui a valu un regard de l’instituteur pour faire taire tous ceux qui chuchotaient !

Qu’est ce qu’il haïssait ce Mehdi ! Lui, il n’aurait jamais osé rire comme ça en classe.

« En plus, je participe beaucoup plus que lui …je ne comprends pas comment il peut être le premier de la classe ! »

Dans d’autres circonstances, il aurait été son ami car il le trouvait très drôle, et puis tout comme lui, il aime les avions et veux être pilote de chasse quand il sera grand.

Ce qu’il haïssait c’est ce qu’il représente : à cause de ce Mehdi il a tant vécu de chagrins et a tant été dépourvu de moments de tendresse.

Au début, il se souvient que tout alla bien, il ramenait les belles notes qui entraînaient des beaux compliments, même son père en était fier et à court de le prendre dans ses bras comme faisait sa mère, il l’emmenait avec lui au souk et lui achetait du chocolat tout en ajoutant « ya wildi ! » Qui signifiait « mon fils ! » C’était la tendresse maximale que pouvait montrer son père.

Mais tout se bouscula quand il tomba dans la même classe que Mehdi.

- J’ai eu un 9/10 en orthographe !

- C’est bien mon fils … c’était la meilleure note ?

- Non, Mehdi a eu 9.5/10 !

- Comment ? Et tu es fier de toi-même ?

- Le maître m’a écrit dans ma feuille : « bien ! »

- Et pourquoi ce n’est pas toi qui as eu 9.5 ?

- ….

- ALLEZ HORS DE MA VUE …INCAPABLE !

Il haïssait quand son père criait … ça lui faisait peur : à chaque cri, il tremblait de ses pieds à sa tête et puis se sentait coupable de ne pas être le meilleur et donc d’être banni, exclu du paradis comme il le concevait et ne pouvait donc plus se laisser à son monde imaginaire et à ses jouets ni a ses rires insensés et a ses méditations enfantines ni moins a ses moments de bonheur en symbiose avec ses arbres qu’il grimpait ses chats qu’il caressait et ses copains qu’il accompagnait.

Plus le temps pour tout ça, il doit être le meilleur pour plaire à son père et surtout pour être cajolé par sa mère. Il ne faisait que faire et refaire des exercices dans toutes les matières rêvant du bel odorat qu’il découvrira sur sa mère quand ses efforts seront récompensés … sa mère qui est paradoxalement a quelques mètres de lui !

Le maître commençait à distribuer les carnets de fin d’année et un frisson bizarre le traversa. Il commença à trembler comme quand son père lui criait dessus. Un souvenir amusant lui fit surface : c’était quand son père a été grippé et a perdu la voix. Il lui criait dessus ce jour là mais comme sa voix n’était plus forte, ça ne lui faisait plus peur … tout au contraire, ça l’amusait comparant la voix de son père a un pouvoir magique qu’il aurait perdu !

Jettent un coup d’œil a Mehdi, il n’a pas pu comprendre sa sérénité absolue ! As t-il un père avec une voie cassée ? Il ne pouvait pas en être sur !

Son tour pour avoir son carnet s’approchant, il commençait à rêver de sa mère et un souvenir le transperça : C’était l’année dernière, il rentrait de l’école, sa mère était assise dans la cuisine les jambes nues et à travers ses cuisses il voyait un seau avec une odeur de détergeant, entre ses mains il apercevait son maillot préféré de sport qu’il avait porté la veille …elle fredonnait une chanson qui disait « quand reviendra mon fils .. » Elle a levé ses yeux vers lui et lui a sourit et sans l’interroger sur ses notes elle lui a ouvert les bras et il a couru comme un assoiffé pour se coller contre elle et l’a serré avec toute sa force.

- Nizar !

- Oui Monsieur …

- Tu as une moyenne de 15.56 je te félicite continue !

Il était rassuré par les compliments de son instituteur mais il ne pouvait s’empêcher de lui demander naïvement :

- Monsieur … est ce que je suis premier de la classe ?

- Non .. Tu es le deuxième …Mehdi tu as eu 15.60 de moyenne c’est très bien .. Continue !

Pour le consoler, le maître lui a annoncé, tout en lui caressant les cheveux, pour lui faire sécher ses larmes qui coulaient si abondement que lui-même avait les larmes aux yeux :

- mais Nizar … c’est presque la même chose …

- Oui pour vous … pas pour ma famille … je n’irais jamais au paradis !

Ne comprenant pas sa dernière remarque l’instituteur s’est éclipsé et a laissé Nizar a ses pleurs tout en ayant un pincement de cœur pour lui.

Voilà qu’il se retrouve seul dans la classe. Il a beau essayé, mais il n’a pas pu interrompre ses larmes … il a prit son carnet et marcha dans la rue lentement car il n’avait aucunement envie de rentrer chez lui !

mercredi, janvier 24, 2007

faut-il bâcher les 404 bâchées ?





Un grand débat a eu lieu ces derniers temps non seulement à Normalland mais aussi dans tous les pays de notre globe terrestre.

En effet tout le monde s’est penché sur la question : « faut t-il bâcher les 404 bâchées ? ».

Chacun a traité cette affaire avec une vision propre à lui :

Sachant bien que les bâches des 404 bâchées sont importées de nombreux pays lointains comme l’Afghanistan (qui est l’un des plus grands fournisseurs de Bâches) sous une licence Saoudienne, le gouvernement Normallandais n’a pas tardé à réagir : ses bâches culturellement et historiquement étrangers à nous ainsi qu’à nos 404 bâchées sont désormais interdits sur notre sol et les 404 bâchées en circulation devront être bâchées par une bâche qui nous ressemblerait : une bâche de margoum Normallandais, de battania Normallandaise ainsi que tout autres tissu traditionnel Normallandais. Les bâches en mousseline, en étoffe écossaise ou toutes sortes de tissus occidentaux sont aussi très bien vues.

De même, toute 404 bâchée ne doit en aucun cas être complètement bâchée, a précisé le porte-parole du gouvernement Normallandais. En effet, chaque 404 bâchée doit être susceptible à être non bâchée et ne doit pas avoir une bâche complètement coincée sur son toit.

En Europe le débat à été vif : pour la plupart des gouvernements la bâche des 404 bâchées est un pas en arrière dans l’avancement et le progrès de l’histoire de l’automobile. On accuse clairement les saoudiens (ceux qui ont eu l’idée de bâcher les 404 bâchés) ainsi que tous ceux qui suivent leur mouvement d’être contre les acquis de la construction automobile et d’essayer de faire régresser le progrès technologique que voit le marché des véhicules

Ainsi, dans nombreux pays Européen, il a été interdit aux 404 bâchées de stationner dans des parkings publics ce qui a suscité plusieurs accrochages. Le porte-parole Européen a précisé que si on laisserait des 404 bâchées entrer dans des Parkings publiques, cela ouvrera la porte à des Isuzu, des 4*4 et autres marques pour essayer d’user de leurs bâches dans ces lieux communs.

D’autre part, en Europe toujours, des mouvements publics ont eu lieu pour montrer la position européenne qui se veut au centre entre les deux extrêmes sous le slogan « ni bâchées ni décapotables !» et ceux pour lutter contre l’obscurantisme et l’intolérance de certains qui s’entêtent à divulguer des idées noires et des idéaux non européens aux propriétaires des 404 bâchées

Aux Etats-Unis, on n’a pas tarder à agir prônant la stratégie de l’attaque : « il faut lutter contre ce phénomène avant que les valeurs américaine en soient touchés » a déclaré le porte-parole Américain. En effet selon lui les 404 banchées ne font que polluer l’air et leur existence est un danger pour l’environnement. Pour cela le gouvernement américain a dépensé des millions de dollars pour mettre sur pied toute une stratégie politico-économique qui tend à encourager les pays qui débâcheraient les 404 bâchées et à sanctionner ceux qui encourageraient les marchés des bâches.

La plus grande puissance mondiale ne s’arrête pas là mais va jusqu'à envoyer toute une armée de débâcheurs spécialisées pour arrêter les dangereux trafiquants de bâches qui selon le porte-parole américain sont « des gens qui sont contre le rêve américain et les valeurs américaines ».

D’autres voix clandestines, partout dans le monde, déclarent que les 404 bâchées ne doivent pas seulement être bâchées mais doivent être couvertes de partout y compris leurs capots et leurs roues (tant pis si elles ne rouleraient pas bien). Ses gens là déclarent que toutes les 404 bâchées si elles ne sont pas couvertes complètement, ne sont que des 404 mal bâchés et donc ne doivent pas exister du tout. Ces gens anti-américain, anti-européen et anti-tout-le-monde (sauf ceux qui croient en des 404 complètement couvertes) ne se sont pas tenus aux paroles mais ils ont, a plusieurs reprises, agit en cassants toutes voitures sans distinguer entre les voitures touristiques, de transport ou les 404 bâchées.

Ce débat mondial n’est pas prêt de finir, chacun va de son avis sur la question « faut-il bâcher les 404 bâchées ? »

lundi, janvier 15, 2007

النشيد الوطني النورمالاندي

قريت في مدوّنة صديقنا "تراب بوي" ( مانيش نحكي على أرض بابا و مانيش صعيدي) مقولة تتحدث عن ترتيب الأناشيد الوطنية العربية حسب ذوقه.

في نفس الإطار نحب نوضّح علاش نورمالاند ماهياش موجودة في الترتيب رغم أنها تعتبر بلاد... تي محسوب عربية !

الحكاية و ما فيها هو انه نشيد الوطني متاع نورمالاند موش كيف البلدان الأخرين على خاطر البلدان الكل يشدّوا في غنايّة وحدة ...أعزف و عاود و كعرر ... الي شاد قلبو لا يطيح , وليّ يبحلق في عويناتو تقولش عليه يتفكّر في شكون يعزف عالطرنبيطة ...و الي يقول جملة من كلمات النشيد و يترصّد الباقي من الي بحذاه الحاصيلو الناس الكل تولّي كيف الحطب عاقدتها و مكشبرة حتى توفى الغناية يوليو يصفقوا و تشيخلهم.

بالله علاش عليكم ؟ احنا يا جماعة في نرمالاند ما نشدّوش في غناية وحدة ...انت و الجو و انت و الطقس و تبديل السروج فيه راحة ! ساعات غناية بزايد وطنية, ساعات غناية ملتزمة و ساعات غناية ربوووخ لا تدوخ و أنت ماشي ...

النشيد الرسمي النرمالاندي لموسم خريف-شتاء 2007 هي أغنية غناها الشيخ أمام, من كلمات أحمد فؤاد نجم و الي تقول :


صباح الخير علي الورد اللي فتح

في جناين مصر

صباح العندليب يشدي

بألحان السبوع يا مصر

صباح الداية و اللفة

و رش الملح في الزفة

صباح يطلع بأعلامنا

من القلعة لباب النصر

....

سلامتك يامه يا مهرة

يا حبالة

يا ولاده

يا ست الكل يا طاهرة

سلامتك

من الام الحيض

من الحرمان

من القهرة

سلامة نهدك المرضع

سلامة بطنك الخضرا

هناكى و فرخة الوالدة

تضمي الولد

يا والدة

يصونهم لك

و يحميهم

يكثّرهم

يخليهم

يجمع شملهم

بيكي

يتمم فرحتك

بيهم

صباح الخير علي ولادك

صباح الياسمين و الفل

تعيشى و يفنوا حسادك

و يسقوهم

كاسات الذل

و بلغ يا سمير غطاس

يا ضيف المعتقل سنوي

بصوتك دا اللي

كله نحاس

صباح الخير

علي الثانوى

و أهلاً بيكو في القلعة

و باللي في الطريق جايين

مادامت مصر ولادة

و فيها الطلق و العادة

حتفضل شمسها طالعة برغم القلعه

و الزنازين

أحمد فؤاد نجم -معتقل القلعة
1973



voici le lien de l'hymne national Normallandais :

http://www.sawari.com/z9mp33/sabah-from_sawari.mp3


voici un site sur Chikh Imam :

www.cheikh-imam.net


samedi, décembre 16, 2006

la mauvaise éducation ...bourgeoise

Qu’est ce qui s’est passé ce jour là, à cet instant là pour tout faire basculer dans ma vie ? Moi même je ne le sais pas encore !

J’ai toujours été solide, coriace et très dure avec moi-même … mais ce jour là tout a commencé à basculer.

Je me présente : je suis Mme Naziha xxxx et comme le signale mon nom xxxx, je suis, comme vous le devinez sûrement, issue d’une très grande famille Tunisoise de classe supérieure.

Comme toutes les filles de ma classe, j’ai eu une éducation rigoureuse et j’ai été inculquée aux bonnes manières. Depuis mon enfance je savais déjà différencier entre le bien et le mal, le normal et le Anormal ( mouch normal en Tunisien).

Donc enfant il était mouch-normal (anormal) que je sois inscrite comme toute la populasse à une école « normale » c'est-à-dire d’éducation publique mais ce qui était Normal c’est que je sois inscrite chez les sœurs pour bien apprendre les bonnes manières et le Français.

Cela explique aussi que je m’exprime ici en Français, pardon pour les arabophones (qui de toute façon auraient du être plus attentifs lors des cours de Français ;) ).

J’ai toujours accepté et respecté ces règles qu’on m’a apprises bien que ce n’était pas toujours facile pour moi à des stades différents de mon âge :

- Quand j’étais enfant j’ai appris avec beaucoup de douleurs qu’il était mouch-normal que je veuille me couper les cheveux courts car c’est très mal vu ! Et ce qui était plûtot normal, c’est que je me coiffe comme toutes les filles de ma classe et de mon âge.

- Quand j’étais devenue une demoiselle j’ai appris qu’il n’était pas normal du tout que je tombe amoureuse d’un voisin qui a pour père un simple fonctionnaire d’une famille modeste et que ce qui était plutôt normal c’est que je sois contente qu’un cousin lointain d’une famille gendre à la mienne me demande en mariage.

- Quand j’ai découvert que mon mari me trompait, toutes les femmes de mon entourage m’ont dit que c’est complètement normal et que c’est un passage obligé pour tous les mâles de la « high-classe » de Tunis à New York en passant par Paris. Et que ça ne serait pas normal que je fasse un scandale digne d’une « chlou7 » tunisienne illettrée.

Qu’est ce qu’elles m’ont regardé cruellement et méchamment quand mes yeux commençaient à se mouiller …ce n’était pas un acte normal dans nos codes ! Je me suis tout de suite corrigé en faisant croire que j’avais une allergie et elles ont tout de suite passé l’éponge en me notant une adresse et en me disant d’une seule voix : « agit normalement, comme nous toutes, va voir cette voyante …ce n’est pas n’importe qui … elle ne reçoit que des présidents et des ministres d’un peu partout dans le monde ».

Je ne sais plus si Zohra (la voyante) était vraiment douée ou pas car j’étais en face d’elle et je ne l’écoutait même pas : je ne pouvais pas m’empêcher de penser que peut être à ce même instant mon mari était en train de s’envoyer en l’air. Ce n’était pas de la jalousie … je n’ai rien à faire de lui … mais le fait d’être trahit … moi qui a tout sacrifié … je ne pensais qu’a me venger ! Mais mon éducation m’en empêchait : ce n’est pas une action normale !

Bien qu’on disait que cette Zohra ne recevait que des VIP, en sortant de son cabinet je me suis rendu compte à quel point l’immeuble de ce cartier populaire était mal entretenu et il m’a fallu une quinzaine de minutes – sans exagérer- pour descendre cet escalier tout cassé et obscure.

Et c’est là que tout a basculé : un voisin a mis à fond la musique … c’était une chanson Mezwed d’une mélodie triste pleine de mots qui m’ont rappelé ma tristesse : que de peines et de brûlures (7ar9a).

Parmi les règles fondamentales que j’ai connues et qui, en Tunisie, ne sont pas exclusives à ma classe, c’est que la musique Mezwed est l’incarnation du mauvais goût et que c’est de l’ordre plutôt du bruit que de la musique. Je savais aussi depuis mon jeune age qu’il fallait écouter du Maalouf qui est la seule musique tunisienne savante et de bon goût … une musique de chambre digne des vrais dégustateurs de la bonne musique.

Malgré ma connaissance de tout cela je me suis surprise en train d’écouter attentivement cette chanson et puis plus tard à la maison, je ne pouvais plus m’empêcher d’entendre et réentendre le même refrain dans ma tête. Cela me hantait ! J’étais écartelée entre ma bonne éducation et cette chanson qui ne me lâchait pas.

Il a fallu que je fasse une grave erreur (commencer à fredonner cette maudite chanson d’ouvriers (zoufriia) devant le jardiner !) pour que je me décide d’en finir avec cette histoire et d’aller acheter le CD : j’étais persuadée que si cette chanson me colle c’est que j’avais besoin de bien l’entendre, une bonne fois pour toute, pour que je l’oublie et qu’elle sorte de ma vie !

Je me suis trouvé dans ma chambre faisant tout un plan pour pouvoir me procurer le CD sans que quelqu’un me remarque.

J’avoue que j’ai pris un énorme plaisir à me travestir en une femme « normale » de classe « normale » pour aller acheter l’album. C’était risqué de l’acquérir sur Tunis même et donc j’ai du faire un voyage à une ville voisine pour me le procurer. J’ai adoré l’aventure … pire que cela ! J’ai adoré l’album ! Je me cachais pour l’entendre et je l’ai vite appris par cœur !

Et donc je me suis donné un plaisir fou a me re-travestir encore une fois pour acheter un deuxième et un troisième … j’adorais ces escapades solitaires où je me transformais, où j’entrais dans le monde de l’interdit et où je ne trompait pas mon mari (qui ne valait même pas la peine) mais où je me trompait moi-même …je trompais mon identité et mon éducation et j’avoue que cela m’excitait a fond !

Je me suis surprise lors des grandes soirée chiques de m’excuser d’aller m’enfermer dans les toilettes, de mettre mon baladeur et de danser comme une traînée sur une de mes mélodies Mezwed préférées.

Pire je me suis même acheté des culottes et des bas qu’on vendait à 1 Dinars dans les souks populaires et je m’amusais à les mettre lors des soirées les plus « People » !

A chaque fois je poussais encore plus loin l’aventure, à chaque fois je sentais une grande montée d’adrénaline et une grande excitation à relever les défis les plus pervers !

J’ai mangé des fricassés ! J’ai bu une citronnade en pleine rue ! J’ai insulté un chauffard avec des mots tunisiens que prononcés devant mes amies, elles sauraient évanouies … j’ai tout fait ! Tout ! Je suis même montée dans un autobus jaune plus d’une fois …pire ! J’y suis allé dans les heures de pointe et les bousculades et les mauvaises odeurs n’ont fait que me faire mouiller ma culotte !

C’était une sorte de plaisir pervers et complètement incompréhensible qui pouvait me faire tout perdre … et c’est ce risque là qui me poussait toujours à aller plus loin … jusqu’à hier soir : J’étais dans un restaurant populaire, je mangeais un Lablabi à la Hergma accompagné d’une Boga cidre , j’étais habillée d’habits spéciaux que j’ai acheté hier du Fripe ! Et je fredonnais le dernier tube de mon chanteur de Mezwed favori …quand j’entends une voix féminine qui fredonnait une chanson du rival direct de mon chanteur, je me retourne ...et devinez qui était là ? Mme Rafia, fille de xxxx xxxx et épouse de xxxx xxxx , mon ennemie jurée depuis mon enfance qui était là en train de manger une demie tête de mouton habillée d’une robe de chambre et d’une « chlaka » en plastique.

Heureusement que notre négociation ne durera pas très longtemps pour nous entendre : on devrait passer l’éponge mutuellement mais plus jamais avoir recours a ce genre de pratique et à ce genre de conduite anormale !



Nb : pour des raisons d'anonymat on a transformé des noms propres en des xxxx pour cacher les identités des personnes impliqués dans ce grave scandale.